Mon parcours

J’ai toujours aimé lire, surtout avant de m’endormir. J’ai le souvenir d’avoir
très souvent trouvé à mon réveil un livre ouvert sur l’oreiller. Je crois que
c’est ainsi que les contes se sont, en quelque sorte, installés dans ma tête, attendant
que leur heure arrive. Et cette heure est finalement arrivée, le jour où je me suis
inscrite à un cours de narration, par simple curiosité. Je dois avouer que le fait qu’on
puisse apprendre à raconter des histoires m’intriguait. Ai-je finalement appris à le faire ?
Je ne saurais le dire. Mais ce qui est sûr, c’est que je n’ai pu me défaire des histoires
depuis cette date. Et puis, ce ne serait pas gentil de mettre toutes
ces histoires aux oubliettes et ne pas les raconter.

Je pourrais vous parler de ma profession de traductrice.
Mais à quoi bon ? Laissez-moi dire tout simplement que les langues
m’ouvrent de nombreuses portes pour connaître davantage d’histoires.
Des histoires qui méritent et désirent être racontées.

Par contre, j’aimerais bien vous expliquer ce qui m’a aidée à mener
à bien ce métier de conteuse ou, du moins, m’en a facilité l’approche :

J’ai participé à des cours de narration avec Rubén Martínez, Tim Bowley
et Casilda Regueiro, et à un laboratoire de conteurs avec José Campanari.
Ces expériences m’ont permis de connaître les différents modes de vie et d’approch
e des contes, aussi bien des professeurs que des autres participants.

J’ai participé à des cours d’interprétation de chansons avec Angel Cerdanya
et Viv Manning, et à des cours de chant et de voix avec Jordi Homs
et Mariona Sagarra. J’introduis depuis peu des chansons dans
certains de mes contes.

Je me suis plongée dans le monde symbolique des contes d’Ignasi Potrony.
Je crois que mon attirance pour les contes est très liée aux symboles ;
j’y crois tout simplement, sans avoir approfondi la question consciemment.
Ou peut-être que si. Mais au fond, peu importe…

J’ai découvert la gestualité et les moudras de l’art théâtral Kathakali avec
le professeur Keshavan Namboothiri à l’école Vijnana Kala Vedi d’Aranmula (Inde).
Au départ, mon intention était d’inclure ces gestes dans une séance de contes de l’Inde,
mais j’ai bien l’impression que plus d’un a dû finalement se glisser
et faire des siennes dans d’autres contes.

J’ai suivi des cours de danses de différents genres, notamment les danses afro-cubaine,
africaine et mohiniyattam. Actuellement, je suis des cours de kathak avec
la professeur Sharmini Tharmaratnam. Cette danse permet non seulement
de développer le rythme et l’expression corporelle, mais elle est aussi utilisée pour raconter des histoires.

J’ai participé à différents marathons, rencontres et événements autour de la narration,
notamment la Foire des conteurs Contes emergents, (Centre civique Pati Llimona,
Barcelone, septembre 2004, 2005, 2006 et novembre 2007), la Mercè de conte
(Barcelone, septembre 2004, 2005, 2006 et 2007), la Laia (Barcelone, février 2005),
le 8e Marathon de contes solidaires Medicus Mundi (Place CCCB,
Barcelone, mai 2005), el Rencontre de conteurs oraux de Cadix (2004),
Mondoñedo (2005) et l’Espluga de Francolí (2006) et la 1ère Rencontre
internationale de conteurs oraux des Pyrénées
(Sort, juillet 2007).

J’ai fait partie des groupes narrateurs Trencacontes et La Colada,
avec lesquels j’ai raconté des histoires dans de nombreuses séances en groupe.

J’ai présenté mes propres séances de narration à différents endroits, notamment la Maison
du Tibet
, le Festival Asia, le Harlem Jazz Club, mais aussi dans des bars, des restaurants,
des bibliothèques, des centres culturels, des fêtes privées, etc. Ces séances sont
des moments magiques où il y a tellement à apprendre…

Et surtout, j’ai toujours été prête à écouter un tas d’histoires.